Des équipes de travail efficaces : ce qu’il faut faire et ne pas faire

Aubé, C., & Rousseau, V. (2009). Des équipes de travail efficaces : ce qu’il faut faire et ne pas faire. Gestion, 34 (2), 60-67.

Équipe de travail
Un groupe formel composé d’au moins deux individus responsables collectivement de l’accomplissement d’une ou de plusieurs tâches définies par l’organisation.
(Rousseau et al., 2006)

Pour connaître du succès, les membres d’une équipe doivent savoir travailler ensemble efficacement et doivent également pouvoir compter sur un encadrement de la part du responsable de leur équipe (Pearce et Sims, 2002; Tepper, 2007).

Les membres peuvent manifester certains comportements qui vont favoriser l’efficacité de leur équipe et d’autres qui vont avoir un effet néfaste sur leur équipe.

Qu’est-ce qu’un équipe efficace?

L’évaluation implique de porter un jugement sur les résultats produits en tenant compte des résultats attendus (Rousseau et al., 2007).

La conformité aux attentes est de mise.

Hackman et Wageman (2005) proposent trois types de critères :

  • La performance de l’équipe
  • La qualité de l’expérience du groupe
  • La viabilité de l’équipe

Comportements productifs

  • Gestion du travail de l’équipe
    • Planification et organisation du travail
    • Suivi du travail
    • Soutien à l’innovation
  • Soutien interpersonnel
    • Coopération
    • Communication
    • Soutien psychologique
    • Gestion des conflits

Comportements contre-productifs

  • Parasitisme
  • Agression interpersonnelle
  • Survalorisation personnelle
  • Individualisme
  • Utilisation déficiente des ressources

Pratiques de gestion à privilégier

Le supérieur immédiat joue un rôle clé au regard de l’efficacité des équipes de travail (Pearce et Sims, 2002; Zaccaro et al., 2001).

  • La régulation du travail collectif
    • oriente les membres à l’égard du travail à réaliser de manière que l’équipe se conforme aux attentes de l’organisation (Aubé et al., 2006)
      • Fixation d’objectifs communs
      • Transmission d’une rétroaction collective
      • L’octroi de récompenses de groupe
  • La valorisation du travail en équipe
    • Préciser aux membres les comportements du travail en équipe qui sont attendus et qui seront évalués
    • Prendre le temps d’explique les avantages du travail en équipe
    • Donner l’exemple en adoptant lui-même le comportement en question
  • L’établissement de l’autogestion
    • Les responsabilités de gestion les plus fréquemment déléguées aux équipiers ont trait à la détermination de l’horaire de travail et des vacances, à la planification des tâches, au suivi des activités de travail ainsi qu’aux relations avec les fournisseurs et les clients

Pratiques de gestion à éviter

Les pratiques qui compromettent la collaboration ou l’autonomie collective sont généralement moins adéquates dans un contexte d’équipe.

  • Survalorisation de la contribution individuelle
    • Interventions qui incitent les membres à se comparer entre eux et à vouloir être meilleurs que leurs collègues
  • Favoritisme
    • Interventions discriminatoires qui favorisent certains membres au détriment de leurs coéquipiers ont tendance à générer un sentiment d’iniquité et de frustration
  • Autocratie
    • Le fait de donner des ordres ou d’imposer son point de vue entravent l’autonomie collective

Conclusion

Développer des compétences personnelles, interpersonnelles et de gestion.

Par des programmes de formation ou de consolidation d’équipe, de coaching ou de mentorat.

Les responsable RH et conseiller en gestion doivent adapter les stratégies de l’entreprise ainsi que les programmes de sélection du personnel, de développement du potentiel, de QVT et d’évaluation du rendement aux réalités des équipes (Rousseau et al., 2007).

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