Créateurs de monde

Two roads diverged in a wood, and I –
I took the one less traveled by,
And that has made all the difference.
– Robert Frost

Un être humain doit se cacher des possibles, se créer une série d’impossibles pour fonctionner.

Décider, c’est exercer sa liberté.

Le mot décision vient du grec krisis, qui signifie crise.

Être responsable, c’est assumer nos possibles et impossibles, donc la part de nous-même que nous ne voyons pas, que nous ne maîtrisons pas.

Possible
Un événement qui peut ou non se produire

Impossible
Un énévement qui ne peut pas se produire, à la limite inimaginable

Non-impossible
Un événement tenu pour certain

Seul l’impossible et le non-impossible sont considérés comme certains.

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One comment on “Créateurs de monde
  1. G. Leclerc says:

    Nos réalités étant toutes construites à partir des mêmes sources d’information que nous filtrons tous différemment, l’unicité du leader serait alors dans sa capacité de voir ce que nous ne voyons pas et d’ignorer ce qui nous semble évident. Afin de poursuivre des objectifs nouveaux qui le feront sortir du lot, le leader doit faire fi de l’écrasement de la multitude des possibles qui peut pousser à l’inaction. Il doit nécessairement considérer ce qui peut sembler impossible à autrui comme étant non-impossible, ou du moins possible.

    Compréhension issue des formes d’action
    La réflexion rationnelle en finalité est valorisée par les théoriciens et les penseurs, qui considèrent que ce processus de considération des moyens et des buts permet une action mieux dirigée vers des résultats efficaces. Représente-t-elle vraiment la réalité décisionnelle des leaders?

    Comme la majorité des gens, leurs tâches quotidiennes sont dominées par l’action traditionnelle, par des réflexes acquis au fort de leur expérience. Une action affectuelle est aussi possible, mais son caractère éphémère et potentiellement intense nous pousse à considérer ce genre d’action comme étant auxiliaires à la réussite du leader. Ces pulsions doivent être contrôlées ou canalisées selon les situations pour éviter des bévues importantes. En sommes, ces actions moins rationnelles peuvent certes avoir un impact majeur sur la réussite du leader, mais elles ne sont, à notre sens, ni dominantes ni garantes de succès à long terme.

    Que ce soit le mystique quasi religieux des valeurs ou la pure réflexion dénaturée de tout ce qui n’est pas factuel, l’action rationnelle devrait donc nécessairement être un facteur dominant.

    La rationalité en finalité ne peut expliquer le phénomène à elle seule. Elle pourrait même être un frein à l’exercice du leadership. La rationalité étant souvent basé sur des règles communes à la société, inculquée en bas âge, l’innovation est plus limitée que ne le permet la poursuite des valeurs sans égard à l’acceptabilité des moyens et des buts. La rationalité en valeur peut influencer l’existence, certes de détractant, mais aussi de « suiveurs » fanatiques qui pourront alors partager les possibles, impossibles et non-impossibles que le leader se sera choisi.

    N’est-ce pas là ce que l’on considère un leader visionnaire?

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